Je ne passerais jamais mon permis parce que

-Je serais capable de bousiller ma voiture à freiner sec pour donner une leçon au mec qui me colle au cul. (Si si et après je le regretterais mais ça sera trop tard)

-J’aurais peur de bousiller ma voiture en freinant sec à cause d’un lapin/tortue/enfant et que le mec derrière me rentre dedans. (Légère mais importante nuance avec celle d’au dessus).

-Je n’ai pas envie d’avoir à zigzaguer entre les voitures bloquant le carrefour pour passer. Voitures qui bloquent parce qu’elles sont passées à l’orange/rouge alors qu’il y a déjà une file de malade. (Neuneu !)

-Je ne veux pas me retrouver en prison parce qu’un abruti de gamin aura sauté sur la route parce que «ô, qu’il est zoli le papillon » sans réfléchir au faite que ni le trottoir ni la route ne sont des terrains de jeux ou qu’un abruti de jeune aura traversé en dehors du passage piétons en passant bien derrière un camion pour ne pas qu’on puisse le voir et ralentir. Le piéton furtif est ton pire ennemi (c’est du vu, heureusement que la voiture avait des sacrés freins !)

-Je ne veux pas être dégoutée parce qu’un abruti aura eu son permis et pas moi et qu’il s’en servira pour griller des feux, trainer un pote en vélo sur le périph' ou d’autres joyeusetés qui resserrent les liens de l’amitié. (Et de mes mains autour de leur cou) (la jalousie est un vilain défaut !)

-Je ne veux pas devoir me faire klaxonner parce que je me serais arrêtée pour laisser passer un piéton (nan, mais c’est quoi ces gens qui s’arrêtent devant un passage piéton ?! Ça sert tellement à rien !). Ou pire, voir un piéton se faire écraser parce que le connard derrière moi aura trouvé con de s’arrêter en plein milieu de la route et m’aura donc doublée, écrasant de ce fait le piéton qui traversait (du vécu, ma sœur s’en souvient encore, heureusement qu’elle a entendu le moteur de l’abruti accélérer et qu’elle a hésité avant de s'avancer sur la passage piéton).

-Je ne veux pas devoir rouler à 10 à l’heure parce que des abrutis roulent avec des quads et se lèvent sur deux roues pour la jouer cool car je ne veux pas en écraser un quand il tombera. Enfin, je ne veux pas aller en prison pour ça car les écraser j’en rêve !!!

-Je ne veux pas passer mes nerfs sur mon mec/ami/chien qui sera dans la voiture avec moi pour râler sur les connards d’automobilistes qui ne savent pas respecter une priorité à droite.

 

 

Source.

 

Je préfère rester une piétonne pour :

- Passer entre deux véhicules dans un espace aussi fin que la ficelle du string de ma belle-mère parce qu’un connard s’est avancé sur le passage piéton.

- Courir pour traverser au bonhomme vert car 4 rangées de voitures ont  décidé de griller le feu, me roulant presque dessus au passage. (En même temps, avec tous les piétons qui grillent le feu les empêchant d’avancer je les comprendrai presque. Presque seulement).

- Risquer ma vie à descendre sur la route à chaque fois que des abrutis se gareront sur le trottoir et non pas à côté. (La vie est un immense jeux vidéo)

-La même mais avec les maman à poucettes qui font block de 4, prenant le trottoir à elles seules parce  que NAN , elles ne peuvent pas attendre une minute pour finir leur passionnante histoire d’ épisio. Ça marche aussi avec les couples ou tout autre groupe de personnes indécollables.

-Marcher 1km parce qu’il n’y aucun putain de passage piéton sur cette route de m***, sur de la terre battue en plus car les trottoirs c’est trop surfaits en 2013 <3

-Arrêter des gens qui vont passer au petit bonhomme rouge et empêcher les voitures d’avancer et limite te faire frapper car tu les as obligé à respecter le code la route ! Complètement ouf la meuf ! Tellement mieux de bloquer tout un périph, zone déjà à tendance aux embouteillages.

-Esquiver vélos et même scooters qui trouvent que les trottoirs ça va carrément plus vite et c’est tellement plus pratique. « Tain mais c’est quoi tous ces gens qui marchent là et qui m’empêchent d’avancer ?! », qu’ils se disent.

 

Il y aura toujours quelqu’un ou quelque chose qui te fera râler. Est-ce une raison pour le faire ? Veux-tu vraiment perdre du temps, leur donner de ton temps à leur râler dessus ? Dans toute situation tu trouveras toujours une raison de ne pas être content, c'est la vie. Alors ne laisse jamais personne t'empêcher de faire quelque chose par sa conduite. Le jour où je verrais la nécessité de passer mon permis je le ferais et ce ne sont pas tous ses abrutis qui m'empêcheront de le faire. Car, si je me laisse influencer par eux alors je ne ferais plus rien et resterais cloitré dans mon appartement et encore ! Je suis sûre que j'arriverais à trouver à me plaindre d'avoir un appartement plutôt qu'une maison et vice-versa. ;)

Si j’étripe l’un d'eux, vais-je me sentir soulager ? Non, déjà parce que deux minutes plus tard  je serais chopée par les flics mais aussi parce qu’ il y en aura un autre qui fera joujou avec son scooter sans faire attention aux gamins qui traversent la route. C’est comme ça. On peut y voir une sorte de défaitisme, j’y vois de l’optimisme. J’essaye de ne pas laisser les râleries quotidiennes me gâcher ma journée et m’empêcher de profiter de ce que j’ai. Ok, la route a été longue mais ça ne sert à rien de ressasser et de t’énerver pour ça. Ils n’en valent pas la peine et c’est te miner le moral pour rien. Tous ces gens ne sont pas importants. Odile essaye en ce moment de s’empêcher de râler et c’est en lisant son article que j’ai pensé à celui-ci.

Ne laisse jamais quelqu’un t’empêcher de vivre sous prétexte que ça te fait chier. Fais de ton mieux avec ce que tu peux, laisse les autres faire leur merde et  il y aura forcément un juste retour des choses (je crois au karma et à ces p’tites choses là).

Garde ton clame, reste zen et souris :)

 

Source.

Commentaire (7) Clics: 1733

Mais comment êtes-vous arrivés là ?!

Il y a deux semaines, je me suis assise et je l’ai senti. Le bourlnichon. Ce (petit) bourrelet qui se replie sur la baleine de ton soutif quand tu t’assois. Le fameux bourlnichon. Je me suis dit, rrooo bon hein ! On va arrêter les deux-trois (quatre ?) restos par semaine et définitivement adopter un bon régime de vie.

J’ai donc commencé à faire des règles, parce que j’adore les règles car j’adore la sensation que te procure le fait de les respecter (shhhuuuuuttt, ne dis rien). On mange bien mais on garde la gourmandise, un resto par semaine maximum ! Une part de féculent chaque jour, soit le midi soit le soir et toujours un ou deux fruits dans la journée (suivant ceux qui étaient pas trop pourris au Auchan). J’ai intégré le sport quotidiennement à petite dose car je ne veux pas me dégouter et je veux me donner le temps de progresser à mon rythme. (avant je courrais énormément, avant genre il y a 2 ans. Mais une tendinite sur 6 mois m'a définitivement coupé avec la course :s)

Et dimanche, je me sentais super bien, légère, je voyais les effets sur mon ventre, plus ferme, plus de bourlnichon, parfait ! Je me suis dit « haaa,  je suis revenue à mes chers 50 kilos. Je me sens bien .» et dans la foulée je me suis pesée.

58 kg.

Cinquante-huit putain de kilos !!!! Mais Comment ? Quand ? Où ? (Oui, tu peux dire dans mon cul et autour)

J’arrive pas à le croire. J’y arrive pas. Je ne les vois pas. Je ne me trouve pas si grosse et pourtant, j’ai lesté mon corps de 10 kg (oui parce que j’estime avoir perdu 2kg) sans m’en rendre compte. Tu dois te dire « nan, mais elle exagère ! ».

T’as déjà essayé de porter 10kg d’eau ? Vas-y, teste.

 

 

Source.

 

Nous sommes d’accord, c’est énorme et ça ne peut pas passer inaperçu. Je pensais tout au plus en avoir pris 5 mais 10 ? Que les autres ne le voient pas, pourquoi pas. Il a fait froid, j’ai toujours été en jean ou en collant très serrés sous mes robes. Ceci peut expliquer cela. Mais moi, comment ais-je fait pour ne pas le voir ? Pour m’être mis de telles œillères ?

Le problème n’est pas tant le poids que je fais mais le poids que j’ai pris sans m’en rendre compte. Insidieusement, sournoisement, ces kilos se sont installés sans que je ne vois rien. Quand je me regarde, je ne vois que deux-trois kilos en trop. Deux-trois oO Je suis tellement à côté de la plaque ! Je ne comprends pas comment je peux être autant aveugle sur ce que je suis, ce que je pèse et ce que je mange chaque jour.

Parce qu’il est là, le problème. Je mange mal, je mange trop et je ne le vois pas. Maintenant, je peux comprendre comment des gens arrivent à 400 kg (je pense à l'homme le plus gros du monde mort récemment). Au début ça va, tu prends du poids mais tu ne le vois pas. Et quand le poids commence à devenir conséquent, vingt-trente kilos, la machine est déjà en marche et ça devient dur de revenir en arrière. Parce que tu es bien, tu ne vois pas de problèmes, tu t'es habituée à ce poids et cette alimentation.

Je me suis toujours dit que noter ce que l’on mange ça ne servait à rien, qu’on était quand même capable de se retenir, de savoir qu’on a atteint le quota de Pringles. Et bah il semblerait que non. Quand je pense aux trois Pringles mangés dimanche, je pense être plus proche des dix, peut-être plus, qui sait ? Je ne peux plus faire confiance à ma mémoire.

Commentaire (10) Clics: 2086

Attend, ça s'fait pas de balancer !

 

 

Je vais te conter une petite histoire.

 

Il était une fois, Gertrude qui prenait le bus chaque matin pour aller à l'école. Chaque matin, elle voit les mêmes gens aux mêmes horaires prendre le bus en même temps qu'elle. Et puis un jour, l'une de ces personnes fait tomber un billet de 5 euros par terre, lorsqu'il va pour valider son ticket. Avant que Gertrude puisse réagir, quelqu'un récupère le billet et le met dans sa poche.  Lorsque la personne qui a perdu son billet regarde autour d'elle, fouille ses poches, Gertrude sait ce qu'elle cherche mais elle ne dira rien. Parce que ce n'est que 5 euros et puis, ça ne se fait pas de balancer.

 

Un jour, Gertrude perdra un billet et ne le retrouvera pas, elle non plus.

 

Je pourrais t'en conter mille des histories comme ça. Des histoires de tous les jours, des histoires où, j'en suis sûre, tu te retrouveras dans au moins un de ces personnages. Celui qui est volé, celui qui vole et celui qui a vu. C'est ce troisième qui est important. Celui qui pourrait changer les choses mais qui n'en fera rien.

 

Essayons d'analyser un peu ce qui a pu se passer dans la tête de Gertrude. Pourquoi n'a-t-elle rien dit ? Peut-être parce qu'elle avait peur des représailles. De qui, de quoi, on ne saura pas. Tout le monde ne se ballade pas avec quinze mille cousins collés aux basques. Peut-être aussi a-t-elle hésité et s'est dit "trop tard, c'est fait, c'est fait". Comme si rien ne pouvait être changé, comme si le voleur avait déjà fait disparaître le billet et qu'il n'y avait plus de preuve. Peut-être aussi, finalement, par timidité. Gertrude ayant une nature discrète n'a-t-elle pas osé prendre la parole en public, que tout le monde la regarde.

 

Plutôt que d'essayer de comprendre l'attitude de Gertrude, j'aimerais juste que l'on se mette dans la tête de la personne qui a perdu son billet, que nous appellerons Teddy.

"Merde, je suis vraiment trop con !"

"J'aurais quand même pu faire plus attention ! "

"Mais comment est-ce que je vais pouvoir payer mon ticket de bus pour rentrer chez moi ? "

Eh oui, parce que si 5 euros ce n'est rien pour vous, il n'en est pas forcément de même pour tout le monde. Et que, peut-être, vous êtes en train de mettre quelqu'un sérieusement dans la mouise. Teddy ne pourra pas s'acheter son ticket de bus, il devra marcher pour rentrer chez lui et mettra 1 heure, 2 heures, qui sait ? Peut-être qu'il devra appeler sa femme, qui viendra le chercher mais qui devra laisser les enfants seuls à la maison. Pensez à toutes les réactions en chaîne que cela peut amener, à tous les problèmes que vous pourrez faire subir, tout ça parce que vous n'avez pas voulu dénoncer ? Pour "sauver" une personne vous en avez mis 4 dans la merde ?
 

Maintenant, j'aimerais que vous vous mettiez à la place de Teddy. Que ce soit vous les agressés. Et comme je sais que je suis majoritairement lue par des femmes, je vais changer un tout petit peu mon histoire.

 

Il était une fois, Gertrude qui prenait le bus chaque soir pour rentrer de l'école. Chaque soir, elle voit les mêmes gens, aux mêmes horaires prendre le bus en même temps qu'elle. Chaque soir, un groupe de mecs l'attend à l'arrêt du bus, l'entoure jusque chez elle. Sur le trajet, ils la poussent, la bousculent, soulèvent sa jupe, rigolent grassement. Chaque soir, les passagers voient bien que ce ne sont pas ses amis mais ils ne disent rien. Parce que ça ne se fait pas de balancer.


Sauf que chaque soir, Gertrude se fait violer par ces mêmes gars, dans un appartement et que tous les jours, quelqu'un pourrait l'aider à s'en sortir, à sortir de cet enfer. Il suffirait d'un appel, un simple appel à la police. Un geste héroïque qui n'engagerait même pas votre santé.

A ne rien dire, on pousse ces criminels à se croire dans leur bon droit, intouchables, et nous à nous penser coupables. Dénoncer est devenu un délit dans l'esprit des gens.

 

J'aimerais que pour une fois, pour une toute petite fois, tu penses à ce que toi tu aimerais que l'on fasse pour toi. À ce qu'il pourrait t'arriver si tu perdais de l'argent, ton téléphone portable, si tu te faisais embêter (pour ne pas dire harceler) dans le métro par des lourdingues qui se pensent charmants. J'aimerais que tu penses non pas dans ta petite bulle de sécurité où tu es tout seul mais dans la communauté qui t'entoure. Dans cette communauté où nous vivons et où le moindre geste bienveillant envers les autres peut changer énormément de choses. Tu sais, dénoncer n'est pas un gros mot, ni un crime. Dénoncer, c'est la base de la justice.

 

Et si parfois la dénonciation anonyme permet de sauver des vies, je pense lors de grosses affaires contre la Mafia ou d'autres grands groupes, je trouve que cette pratique prend des proportions affolantes ! On en arrive à vouloir dénoncer anonymement les gens qui font de mauvaises ventes sur certains sites. Parce que l'on n'assume pas d'accuser quelqu'un de voler. C'est lui qui a volé, c'est lui le coupable mais c'est nous qui avons honte. Vous voyez pas comme un hic là dedans ?

 

Commentaire (6) Clics: 1913

Une belle matinée, comme on en vit pas assez souvent...

J'adore me promener, sentir le vent soulever mes cheveux (mais pas dans mon gloss, please -_-), marcher, sentir mes pieds s'épuiser à force de parcourir la ville. Ça me détend et me défoule. J'aime sentir les différentes odeurs d'une ville, un jardin plein de jasmin, la boulangerie du coin, la cantine du collège d'en face.

J'aime entendre mes talons claquer contre le sol, battre le pavé au rythme énergique de mes pas. Parce que le matin, je suis énergique, pleine de vie ! Une nouvelle journée vient de commencer, je suis encore fraîche et belle, rien ne peut me résister ! Je vais au travail et je sais qu'aujourd'hui tout va me réussir parce que j'ai mis ma super laque Garance (gage de porte bonheur) !

 

Tiens ça sent bizarre... Un peu comme..

 

Putain, ya un clodo qu'est en train de chier sur le trottoir !

 

"Fffuuu, fffuuu ! Il est beau ton rouge à lèvre ! Tu m'laisses le gouter !? Allez vas-y !!"

 

... Ah ! 93, je t'ai dans mon p'tit coeur :)

 

*Suggestion de présentation. Il se peut que tu tombes sur une racaille qui chie par terre et un clodo qui te "drague" :)

Commentaire (3) Clics: 2055

La beauté est vérité, vérité beauté

Citation de John Keats.

Dans la beauté, dans les "gens qui se maquillent" (que ce soit juste le teint ou la totale), je range les gens en deux catégories. Il y a ceux qui prennent le maquillage comme une manière de se sublimer, un moyen d'être "eux en mieux" et il y a ceux qui voient le maquillage comme un cache misère, un moyen d'être quelqu'un d'autre.

La première catégorie va pouvoir sortir nue du visage car quand tu veux sublimer quelque chose c'est qu'à la base il y a quelque chose à sublimer, quelque chose que tu trouves joli. Tu vas trouver la forme de tes yeux jolie mais la couleur de ceux-ci un peu fade : hop un petit make up qui met le tout en valeur. Mais au final ce n'est pas obligé, ça ne l'est jamais.

La deuxième catégorie ne sortira jamais nue du visage. Parce qu'elle se trouve vraiment moche, quelconque, insipide. Quand elle se regarde dans le miroir, elle verra toujours un truc à changer, ce n'est jamais parfait et en se fardant elle arrive au final au résultat qu'elle veut. Un autre soi, quelqu'un qu'elle trouve joli mais qui n'est pas elle.

 

J'ai commencé à me maquiller en avril 2012, à peu près. J'avais regardé beaucoup de vidéos Youtube avant de rentrer dans Sephora. Je ne voulais pas me tromper, je voulais faire comme les autres. Certaines sont si belles, tu te dis que toi aussi tu veux ressembler à ça ! J'ai acheté la Naked 1, un correcteur MUFE et un fond de teint HD Mufe.

 

À ce jour, le fond de teint n'a jamais été ouvert, même pas swatché, rien, il est dans une boite en attendant d'être vendu car je ne l'utiliserais jamais. Il est pourtant parfait pour moi, le rendu est nickel (je me souviens encore de mon visage dans le miroir du Sephora, c'est dire ^^), il me rend parfaite.

Sauf que je ne le suis pas, parfaite, et que je ne veux pas l'être. Ce n'est pas moi et ça ne le sera jamais. Au début, je ne l'ai pas utilisé car je n'avais pas de poudre et je me souvenais, dans la rue après l'essai chez Sephora, ma peau collait et la vendeuse m'avait dit qu'il me fallait une poudre pour fixer tous ça. Donc, je l'ai mis de côté en attendant. Arriva tout le tintouin (ça s'écrit comme ça ? oO) sur les BB Cream et j'ai investi dans celle de Unt, comme le bon mouton que je suis :) Chaque matin, je la mettais, j'adorais le rendu même si sans poudre ça "bavait" un peu au niveau de la joue, là où ma main retient ma tête. J'adorais, j'adore toujours. J'étais belle, j'étais wahou, plus de boutons, plus de tâches, j'étais quelqu'un d'autre. Mais, très vite j'ai arrêté, cela aura duré un petit mois. Parce que ce n'était pas moi et que quelque chose m'a dérangé dans le fait de montrer aux autres quelqu'un que je ne suis pas.

Tu pourras arguer que cacher ses défauts ne veut pas dire ne pas être soi-même mais pour moi c'est le cas. Chaque soir, quand je me démaquillais, j'avais cette impression de retirer un masque tellement la différence était flagrante entre moi et ce visage. À 12 ans, cela faisait 5 ans que j'avais de l'acné. Encore maintenant, j'ai parfois des crises mais, heureusement, cela ne dure pas longtemps et les boutons sont "légers". Je pense que pour certaine je suis défigurée pendant ces périodes mais à côté de ce que j'avais avant c'est pinuts ! Dans ma famille l'acné est forte, très forte, trop forte. Mon oncle et mon cousin ont commencé à avoir de la barbe à 25 ans. Avant, il n'y avait pas la place pour faire pousser des poils au milieu des boutons. Je me souviens de nuit où je ne pouvais pas me coucher sur le côté de mon visage à cause des boutons douloureux et énormes que j'avais. Alors, c'est sûr que des cicatrices j'en ai. Des creux, des tâches, des bosses, c'est mon visage. C'est ce que je vois chaque matin et c'est très bien comme ça !

Je ne me débarrasserais je pense jamais de mon acné ni de mes tâches, pas totalement. Et je m'en fiche. C'est moi, c'est à ça que ressemble mon visage et je m'aime comme ça. Je peux me regarder dans le miroir, sans maquillage, et me faire un clin d'oeil coquin : "ouais, t'es trop bonne". Je peux et j'adore le faire.

Et je ne veux plus jamais rentrer dans cet esprit de me cacher, de me transformer. Je vous parle de ça car, hier, pour l'anniversaire de mon copain j'ai voulu être parfaite. Et à trop vouloir, j'ai reproduit le même schéma.

 

C'te tête de hibou-hou-hou !

 

Ça me fait une tête un peu rouge mais c'est un effet d'optique.

 

Alors, oui je suis belle, je me trouve belle, mais ce n'est pas mon visage. Ce n'est même pas moi en mieux c'est quelqu'un d'autre.

Ça c'est moi (juste après le démaquillage), dans ma salle de bain:

 

Ah, mon gros pif j'y peux rien, je sais pas encore bien prendre me prendre en photo pour réduire sa taille XD

 

J'ai des tâches, des petits boutons rouges, une grosse cicatrice sur la joue mais m'en fiche. Chuis trop belle et je ne veux surtout pas arrêter de m'aimer car je me serais trop habituer à cette autre fille que je peux être si je me "platre" (c'est mon avis, ça n'engage que moi) trop.

 

Cet article n'est pas là pour lancer un débat, chaque personne fait comme il veut, vouloir être quelqu'un d'autre n'est pas un crime, je veux dire, mon but n'est pas d'affirmer que telle ou telle catégorie est la mieux. Nan, j'avais juste envie de vous partager mon point de vue sur la beauté et le maquillage et découvrir dans quelle catégorie vous vous placeriez et pourquoi ? :)

 

Commentaire (9) Clics: 4047