L'aéroport de la vie

J’attendais depuis une petite dizaine de minutes ma sœur à l’aéroport quand, tout à coup, un truc m’a sauté aux yeux. On était tous là pour la même raison : on attendait quelqu’un qu’on aime (sauf, peut-être, le mec au fond qui faisait la gueule).

 

Si on m'avait dit...

 

Que je la détesterais.

Que je lui crierais dessus, tout le temps, de fatigue, de colère et d'épuisement.

Qu'elle ne dormirait pas. Que je n'aurais pas fait une nuit complète depuis 7 mois.

Que, parfois, souvent, je rêverais de cogner sa tête contre les barreaux du lit pour qu'elle se taise et me laisse dormir.

Que je passerais mon temps à osciller entre la haine et l'amour. Entre les larmes et les rires.

 

Au départ !

 

Dimanche dernier, j'ai eu envie de mettre mon corps au défi (sûrement inspirée par la nouvelle saison de Koh Lanta). Mais, plus que mon corps, c'était une partie bien précise de celui-ci que j'avais dans le colimateur : mon périnée.

 Ça va faire plus d'un mois que j'ai terminé les séances avec ma physiothérapeute donc, dans la théorie, ça fait plus d'un mois que je peux reprendre toutes les activités que je faisais avant ma grossesse. En théorie, parce qu'en pratique, quand je fais des jumping jack, je mets toujours ma main entre mes jambes pour m'empêcher de faire pipi (très pratique, vous l'avouerez). Quand je dois sauter, je retiens mes mouvements au cas où tous mes organes auraient décidé de s'enfuir de mon corps (c'est physiquement pas possible mais quand même !). Bref, mon corps était prêt mais ma tête non. Et j'ai décidé que ça ne serait plus le cas.

 

Dernier trimestre : Corps, je te hais !

 

Comme on s’retrouve ! Et cette fois-ci, pour la dernière partie de ma grossesse, le troisième trimestre, la dernière ligne droite, le vendredi après-midi comme on l’appelle dans le milieu (partie 1 et 2 ici, si t'avais loupé).

Alors le mien a été mouvementé et court. Ça m’arrange au final parce que ce ne fut pas une période très jojo pour moi (Pour qui ce le fut, hein ?). Si vous vous souvenez bien, mon deuxième trimestre avait commencé par des malaises puis j’avais quitté mon travail. Enfin, les malaises partirent, me laissant moi et mon ventre, profiter pleinement de ce congé maternité sacrément en avance. C’était le début de l’été et j’ai grave kiffé ma mère. Entre les balades sous les rayons du soleil, les belles robes d’été qui me mettaient en valeur (et pas ces vieux leggings qui me font 4000 bourrelets !) et les repas en terrasse je pense, honnêtement, que c’étaient les plus beaux jours de ma vie. J’ai vraiment un souvenir de plénitude pendant ces deux mois. Puis vint le troisième trimestre.

 

Les dents de Montréal

 

J'avais décidé de prendre un petit déjeuner dehors, une petite folie que je ne m'octroie pas souvent, pas assez à mon goût en tout cas.

Je me suis installée pépère avec mon bol de chocolat chaud, mes tartines beurrées et mon jus d'orange sur ma chaise qui fait aussi transat (l'innovation n'a plus AUCUNE limite). J'ai lancé une vidéo Youtube pour me vider la tête m'occuper quand j'entendis un bruit (on n' utilise jamais assez le passé simple). Je me suis  retournée vers le jardin mais je ne vis rien. J'avais bien senti la cigarette de mon voisin mais je ne pensais pas qu'il allait avoir le culot de la fumer dans mon jardin en plus !