T'avais pas l'droit

De m’dire non. De t’arrêter comme ça alors que tout ce que je demandais c’était d’avoir confiance en moi, juste que tu me dises ces petits mots qui me font me sentir importante pour toi.

Depuis, je n’ai plus confiance, non pas en moi mais en toi. Qui me dit que tu ne le referas pas ? Qui me dit qu’à la moindre contrariété tu ne vas pas partir, me laissant à moitié nue dans le lit ?  « Le lit », ce n’est plus notre lit, on ne s’y touche plus, j’ai trop peur d’avoir envie de toi. Je ne veux pas revivre ça, plus jamais.

Tu dis que c’est moi qui t’aie fait fuir mais je n’ai jamais voulu faire ça, tu le sais bien ! Tu dis ça pour me faire mal et tu le sais bien aussi… N’as- toujours pas compris que me « battre » ne me fera pas me dresser contre toi mais me renfermer sur moi-même ? Jamais je n’ai voulu t’énerver et toi tu es parti quand-même, sans même un câlin et après tu t’étonnes que je le « prenne mal »….

T’avais pas l’droit de t’arrêter dans un moment aussi intime en me mettant ça sur le dos, tout ce que tu as réussi à faire c’est que je ne veux plus coucher avec toi, je ne veux plus me dévoiler à un homme qui est capable de piétiner mon amour propre pour « me donner une leçon ». Je n’ai plus confiance en toi, quelque chose est brisé et je n’arrive pas à le recoller, je ne sais même pas si j’en ai envie et ce n’est pas comme si tu avais fait quelque chose pour. Toute la semaine, tu t’es comporté comme si de rien n’était, comme si tu ne m’avais pas détruite à l’intérieur. Quand j’ai voulu aborder le sujet, quand je t’ai dit que je n’en avais plus envie depuis ce fameux jour tu m’as envoyé balader, énervé. C’est toujours de ma faute, c’est évident, pourquoi je ferme pas ma gueule et j’écarte pas les jambes ? Hein, pourquoi j’ai des sentiments que j’aimerais que tu respectes ? Tu sais, « ça » ne reviendra pas en restant sur ton PC, « ça » ne fonctionne pas comme ça…

Je voudrais que tu me prennes dans tes bras, que tu me regardes dans les yeux et que tu me promettes de ne jamais le refaire, que tu me confirmes que t’avais pas l’droit, que c’était moche de partir comme ça. J’aimerais que tu me promettes de ne plus jamais me faire du mal, que je peux avoir confiance toi, que jamais tu ne me laisseras seule, nue avec mes poils.

 

Tout ça pour une histoire de poils, j’ai osé vouloir entendre de ta bouche que ça ne te dérangeais pas, j’ai osé vouloir l’entendre pour la centième fois parce que j’en avais besoin et je n’ai récolté que ta colère et ton silence. Comment peux-tu penser que je vais de nouveau me monter nue à toi quand tu n’es pas capable de me dire ces quelques mots que je veux entendre. Me dire que je suis « belle » et que je n’ai pas besoin de « réclamer que tu le dises » en me criant dessus alors que je suis en larme n’a jamais attiré les mouches.

Je ne sais vraiment pas quel pas faire vers toi alors s’il te plait, fais le pour nous. Viens, parle-moi, dis-moi, répète-moi que je suis belle avec ou sans mes poils et que plus jamais tu me laissera nue avec eux dans notre lit.

 

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Change le sens de ta marche, pour une fois

Attention : j’ai écrit cet article la boule au ventre et la bave au coin de la bouche. J’y suis assez hargneuse car tout un tas d’attitudes me sortent par les yeux et si je veux pouvoir dormir ce soir j’ai besoin de le coucher sur papier. Si tu n’aime pas les propos agressifs ni mon franc parler, ne lis pas cet article sinon essaye de voir au-delà des insultes et de comprendre ce que j’essaye d’exprimer.

 

 

Je déteste les cabas pour les courses. À chaque fois que je m’imagine avec, j’ai l’impression de prendre 20 ans même si je sais que c’est hyper pratique, en tout cas bien plus que mon sac à dos et mes sacs en tissus. Mais c’est comme ça, j’y peux rien.

Le truc qui m’énervait au début, quand ma sœur me bassinait avec son cabas et pourquoi je veux pas en prendre, mais non c’est pas ringard, bla bla bla. Est-ce que je t’en pose des questions ? Est-ce que je me plains de mon système ? Non ? Bon bah, arrête de vouloir imposer ta vision des choses et laisse moi vivre de la façon que je veux. On est d’accord pour dire qu’un mec qui n’a pas de cabas, ça ne te brule pas les yeux, ça ne porte pas atteinte à ta liberté, ta conscience ou ta vie. (Si c’est le cas, faudrait revoir des p’tites choses, hein.).

 

La manie des gens de vouloir s’imposer à toi, de vouloir imposer leurs dégouts ou leurs envies aux autres parce qu’ils savent mieux. Vous vous souvenez de cette phrase d’un de mes récents articles : « Je n’aime pas les gens. Vivre en société c’est se plier aux autres mais les autres ne veulent jamais se plier à toi. ». Cette phrase s’applique à tellement de choses ! Les gens, nan je vais arrêter d’être générique, tu veux m’imposer tes gouts sans accepter une seule fois d’ouvrir tes yeux et tes oreilles et accepter que quelqu’un ne pense pas comme toi. Aux dernières nouvelles, t’es pas le Dalaï-lama donc ce que tu penses :

  1. J’m’en branle.
  2. C’est pas universel, liberté tout ça, tout ça…
  3. J’m’en branle.

 

Un sujet sur lequel je m’énerve assez souvent malgré n’être pas encore dans ce cas, c’est le fameux sujet de l’allaitement. Déjà, la discussion pour moi ne se pose pas puisque ce n’est pas toi qui décide mais ton gosse. S’il ne veut pas téter, c’est pas parce que t’es une mauvaise mère, non non non. C’est parce qu’il n'en a pas envie, tout comme il n’aura pas envie d’aller faire du roller et préférera jouer à la console. Parce que ce sont Ses gouts et nombreux sont les parents qui l’oublient. Soit, c’est cool quand il y a osmose mais t’y peux rien si vous n’avez pas les mêmes envies. Alors, toi la mère qui se sent mal parce que tout le monde te fout la pression sur l’allaitement, que toi aussi t’aimerais bien, bah dis toi que ton gosse nait avec son caractère, qu’ils sont tous différents, que tu pourras jamais le forcer et ça vaut pour tous les aspects de sa vie alors respire et profite du moment présent sans te laisser bouffer par tout ça. Premier point.

Deuxième point, c’est quoi ce bordel en mode je dis ce que tu dois faire plutôt que de donner mon avis sur ce que j’ai fait ? Tu vas me dire que c’est jouer sur les mots et je suis la première à y aller franco mais je ne dis pas aux gens ce qu’ils doivent faire. Surtout si c’est pour leur imposer une idée totalement pas objective sans vraiment d’arguments. Toi tu aimes faire ça, si la meuf aborde le sujet, donne ton avis mais non, ne l’impose pas. Je vais me répéter mais on s’en branle de ce que tu dis et surtout c’est faire se sentir mal une personne qui ne se retrouve pas dans tes idées mais qui va quand même essayer et qui va se sentir encore plus mal d’échouer.

Je pense sincèrement que tu sais très bien le poids de tes paroles, l’importance qu’elles ont sur les gens et leur impacte. Tu sais que la personne va se sentir mal, culpabiliser et tu en joues, tu le fais exprès parce que tu oublies ta place. Tu oublies que tu n’es rien, rien d’autre qu’un autre être humain, pas plus intelligent ou idiot que moi, juste un être humain avec ses gouts, ses principes et son mode de vie. Le fait d’être végétarienne et de vivre avec un viandeux me fait me rendre compte chaque jour que non, ma façon de penser n’est pas universelle, que tu peux être quelqu’un de génial et manger de la viande, que tu peux avoir une totale autre vision de la chose tout en respectant les animaux. Tous les jours, je dois m’ouvrir à sa façon de vivre comme lui s’ouvre à la mienne et oui parfois on change nos habitudes mais parce qu’on le décide, pas parce qu’un abruti se sera permis de nous pointer du doigt et de dire « vous êtes nuls, moi je sais ». (Un des aspects des végétariens avec lequel j'ai du mal, ce côté extrémiste.) (L’extrémisme en général en fait, pas que sur le végétarisme).

 

Ce soir, je me suis énervée toute seule, je m’en suis foutue une boule au ventre parce que je lis sur Twitter que des gens pensent que les parents qui mettent un harnais à un gamin sont des mauvais parents. Tout comme pour l’allaitement : ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE AVEC VOS JUGEMENTS. Tu crois pas qu’être parent c’est pas déjà une tonne de pression, de remise en question, de doutes, t’as vraiment besoin d’en rajouter ?? Sérieusement ? T’arrives pas à te dire qu’il y a des bons comme des mauvais côtés au harnais comme il y a des bons et mauvais côtés à tenir par la main ? Et que tout ça, c'est juste une question de choix, d’envie, d’essais de ce qui correspond à nos principes. Que les gens ne veuillent pas faire telle ou telle chose, mais grand bien leur fasse ! Mais se permettre de juger et critiquer quelqu’un qui tente autre chose ça me dépasse et me révulse. J’arrive pas à rester neutre, ça  m'fout en rogne, nan vraiment, je ne comprendrais jamais les gens.

Pour rappel : quand quelques « illuminés » ont commencé à mettre en avant une éducation sans violence, tout le monde les a pris pour des laxistes, de mauvais parents alors que maintenant on porte bien plus aux nues cette éducation. Ne peut-il se faire une toute petite connexion dans ton cerveau étriqué que peut-être ta façon de penser va disparaitre avec le temps ? Que c’est toi « l’illuminé » ?

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Parce qu'on sera vieux nous aussi, un jour

Joe la reloue nous a demandé de soutenir une cause, sa cause aujourd'hui. Aujurd'hui, à 8h30 (en France mais je reconnais que je suis quand même en retard de mon côté) tous pleins d'articles sur le même thème seront publiés : la violence contre les personnes agées. Je dis la reloue mais c'est parce que, quand elle a une idée elle n'en démord pas et ne te lachera la jambe que lorsque tu lui auras promis ton premier né. Ne fais Jamais affaire avec Joe, tu perdrais...

 
 
 

Alors, que dire à ce sujet, c'est vaste la violence contre les personnes agées. "C'est mal" ça fait un peu.. réplique de film.

 

Dans mon village, il n'y a que des vieux ou des jeunes familles mais les jeunes comme moi (c'est pas parce que j'ai eu 25 ans que je ne suis plus jeune ! Putain de SNCF) ne restent pas longtemps, il n'y a rien pour eux. En 2003, pendant la canicule, avec maman (qui est aide à domicile), on a donné de l'eau à certaines personnes trop... déconnectées de la réalité pour se rappeler de boire. Trop déconnectées par la maladie ou bien parce qu'ils ne voulaient pas se souvenir que leur vie était vide, sans amis, sans famille, sans argent, des boites pour chat remplissant les placards ? Moi aussi, j'essaierais de tout oublier si ma vie se résumait à ça. Certains ne comprenaient même pas pourquoi nous venions, d'autres ne voulaient pas que l'on reparte, tu m'étonnes, pour une fois, dans ta semaine, tu as quelqu'un qui vient te parler...

 

 

Je n'ai pas continué et je m'en sens parfois un peu mal mais à 14 ans tu ne te rends pas forcément compte de l'impact de ces queques mots que tu échangeais autour d'un verre d'eau.

 

Une année, j'ai passé mon 24 et mon 25 décembre dans la maison de retraite (toujours de mon village) (quand je te dis qu'il n'y a Que des vieux !). J'y suis venue déguisée, avec des guirlandes et j'ai passé le noel le plus glaucque de ma vie. Quand je me suis rendue compte qu'ils n'étaient pas plus heureux que chez eux ou même l'étaient moins car chez eux, ils auraient eu la liberté... Certaines maison de retraites empochent l'argent des pensionnaires mais économisent sur tous ce qu'ils peuvent : une couche par jour donc la personne reste dans sa merde toute la journée, bonjour les escars... De nos jours, des pommades permettent de faire dispraitre un furoncle rapidement et sans douleur mais non ! On préfère utilser un engin de torture ressemblant à un tire-bouchon, s'y mettre à deux pour tenir le patient et lui planter dans le bouton. Je ne comprends toujours pas, avec tous les métiers du monde possible, pourquoi certains choisissent des métiers "sociaux" qui ne leurs correspondent pas. Si t'aimes pas les gens, va bosser tout seul ou en tout cas, pas en "relation clientèle". Je veux bien entendre que certains vieux dégueus se permettent des attouchements sur certaines infirmières (si, si, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense) mais ça ne veut pas dire qu'on peut se permettre de les traiter comme de la merde.

 

Je n'ai pas grand chose à dire sur le sujet, je pourrais continuer à raconter des histoires plus horribles les unes que les autres mais ça ne ferait pas plus passer mon message. Occupez-vous de vos aînés, c'est à votre tour maintenant et ne comptez pas sur les autres. Pourquoi pensez-vous que des incconus s'occuperont mieux de votre famille que vous ? Les parents du Loup ont accueilli leurs parents jusquà la fin, ok il faut de la place mais il y d'autres moyens d'être présent. Choisir une maison de retraite correcte, y mettre le prix, ou choisir une aide à domicile, venir les voir souvent (et pas deux fois dans l'année pour empocher les étrennes !). Bref, ils se sont occupés de vous pendant des années et à part si la personne ne veut vraiment pas être aidée (aka ma grand mère), vous devez faire votre part maintenant. On ne se lave pas les mains de sa famille en la laissant dans le besoin.

 

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J'ai fait le choix d'en faire

 Faire des choix ce n’est jamais simple. Ce n’est pas parce qu’une situation est de notre fait, de notre « choix », qu’elle ne nous affecte pas. On peut assumer nos choix tout en ayant mal de faire ces choix parce que c’est avoir mal maintenant pour ne pas avoir mal plus tard.

 

Je ne suis pas du genre à me plaindre et je ne plains jamais les gens, ce n’est pas mon genre. Quand tu fais un choix tu l’assumes jusqu’au bout mais si t’as besoin de te changer les esprits, si t’as besoin d’aller faire un tour ailleurs je suis toujours là. Ne pas plaindre les gens ne veut pas dire les enfoncer dans leur merde. Si une copine largue son mec, tu vas passer ta journée à lui rappeler que c’est de son fait et qu’elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même ? Nan, si tu es vraiment son amie, tu vas être là, sans forcément aborder LE sujet, pour lui changer les esprits.

Dès fois, on a juste besoin de ça, d’une présence, quelqu’un à qui parler  de tout et de rien, quelqu’un avec qui prendre un peu l’air. Je suis toujours cette personne là pour les gens, quand ils vont mal, quand ils ont besoin de se décharger un peu de leur tracas, je réponds toujours présente. Mais pour moi, il y a qui ? Partir loin de mes amis et de ma famille m’a coupé du monde mais surtout m’a enlevé tout soutien pour les rares fois où j’en ai besoin. Comme dit plus haut, je ne suis pas du genre à raconter mes problèmes, je m’auto-suffis en général mais parfois, cela m’arrive aussi à moi la trolleuse au cœur de pierre, j’ai besoin de parler de shopping, de maquillage, de sujets tout à fait futiles mais qui me font oublier mes propres problèmes. Sauf que, quand j’ai fini ma journée, vers 17h, tout le monde est couché ici et alors, je n’ai plus qu’à me renfermer sur moi-même. J’ai mon compagnon mais il ne me comprend pas toujours, pour ne pas dire jamais, il est très souvent en désaccord avec mes choix et il ne sait pas mettre son avis de côté et me soutenir tout simplement.

 

Ce soir, j’aurais aimé parler à quelqu’un, j’aurais aimé trouver des bras pour me lover dedans, j’aurais aimé trouver un canapé pour m’y plonger et une copine pour regarder un film. Mais il est 1h30 du matin, mon mec est couché et je suis seule sur mon canapé à écrire un article bieeeeen déprimant ce qui ne m’aidera absooolument pas à passer le mauvais cap. Quoi que. Avoir couché ces quelques mots en vrac m’a fait du bien et je suis prête à essayer de dormir pour le temps qu’il me reste. Ce soir, j’irais courir mes 10km. Ça me fera du bien, la course ça me défoule et si je pleure les gens pensent que c’est le vent et ça me va très bien comme ça. Vous êtes un peu mes copines de canapé alors merci de me lire, où que vous soyez, et essayez de trouver vous aussi votre copine de canapé, on se sent tellement mieux quand on a quelqu’un à qui parler.

 

 

 

 

 

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On ne peut plus l'arrêter, la revue d'avril !

 Aujourd'hui, je me sens printemps, je les ressens les saisons tu vois ? Aujourd'hui, il fait chaud (+ de 0 degré, c'est donc officiellement le début de la canicule printannière au Québec), il fait beau (j'ai même vu le soleil enfin je crois que c'était le soleil) c'est donc le moment de lire une revue sur le printemps !

 
 
 
 
 
Oui, je sais, mon intro pue le rhume des foins mais que veux tu, c'est enfin le printemps, j'ai autre chose à foutre que de me mettre devant mon ordi pour écrire un super texte qui te donnera tellement envie de lire cette revue que tu vas te relever des toilettes sans même t'être essuyée (crado). Donc tu vas simplement finir ta petite (parce que nous les filles ne faisont jamais de "grosses"...) affaire, bien tirer la chasse et aller lire cette revue, complète et, surtout, qui contient un peu de moi (deux articles quand même !). Tu me diras ce que tu en penses ? Allez file, petit pilou !

 

 

 

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