Un papa contre tout ce que j'ai

Mon père n’est pas l’homme qui jetait ma mère dans les escalier. Il n’est pas celui qui n’ouvrait jamais la bouche à moins d’avoir une insulte à te dire. Il n’est pas non plus celui qui te montre les premiers billets d’euros édités en 2002 et te dit “tu vois cet argent ? Il n’est pas à toi”. Non, il n’est pas non plus celui qui te crie dessus car tu as raté ton bac au point de te faire pleurer dans la chambre de ta soeur alors que lui-même n’est pas allé plus loin que le Certificat. Assurément, il n’est pas cet homme qui s’est laissé convaincre par sa maitresse de la choisir elle plutôt que sa fille. Jamais mon père ne sera l’homme qui, chaque jour, te fera pleurer en voyant d’autres père car toi, le tien, il ne t’adresse même pas la parole s’il mange à la même table que toi.  

Non, mon père n’est pas cet homme là. Mon père est mort le jour où je l’ai vu levé la main sur ma mère, j’avais 5 ans.

 

Montre moi tes funérailles, je te dirais qui tu étais

Je n’impose pas de limites à mon blog. Il me représente et par conséquent il représente toutes les facettes de ma personnalité. Ma vie n’est pas faite que de nail art ou de maquillage ni de coup de gueule. Mais je peux comprendre que les personnes qui viennent sur mon blog pour la beauté ou pour les billets humeurs (pour reprendre HC) soient dérangées par les autres types d’articles. Je vais essayer de trouver un moyen de mieux catégoriser au premier coup d’œil un article. Pour ceux qui viennent d’HC, pas de problème, je les range déjà par thème. Si vous avez des idées, des conseils, je suis preneuse.

En attendant, je vous préviens que cet article sera moitié beauté et moitié humeur (Pas simple la fille).

 

Aujourd'hui, ma grand-mère est morte

Enfin, la dernière fois que les voisins l'ont vu c'était le 17 Juillet. Il a fait chaud, très chaud. Je ne veux pas imaginer un corps pourri de deux semaines dans cette chaleur et dans une maison avec le chauffage à fond (elle était zinzin). Les voisins ont appelé les gendarmes qui ont appelé mon oncle. Il n'a pas eu le droit de la voir, beaucoup trop moche, parait-il. Je veux bien le croire.

 

 Je ne l'ai jamais connu, c'était une vraie connasse avec ma mère et en soit, une petite voix me souffle "Bon débarras, maman va enfin pourvoir passer à autre chose. Enfin arrêter d'envoyer enveloppe, papier, stylo, timbre à cette vieille bique pour que celle-ci ne lui réponde jamais". Sauf que.

 

Mais comment êtes-vous arrivés là ?!

Il y a deux semaines, je me suis assise et je l’ai senti. Le bourlnichon. Ce (petit) bourrelet qui se replie sur la baleine de ton soutif quand tu t’assois. Le fameux bourlnichon. Je me suis dit, rrooo bon hein ! On va arrêter les deux-trois (quatre ?) restos par semaine et définitivement adopter un bon régime de vie.

 

Violé par les mots

 

 

 

Source photo.

 

Hier, je n'ai pas pu continuer à nier l'évidence. J'ai un problème. Pas dans ma tête, ça j'en ai pleins mais physiquement, sexuellement. Je vais devoir aller voir un gyneco. Là, tu te dis que ça sent l'article où je vais me plaindre de devoir aller faire un contrôle alors que des filles meurent chaque jour d'un truc parce qu'elles n'ont même pas accès à un gyneco. Ouais, je sais, je vis dans un monde riche et je n'arrive même pas à m'en satisfaire.