Ce que je pense des youtubeuses (même si tu t'en fous)

 

En retard, moi ? Jamais d'la vie !

 

Ça c'était moi avant de tomber enceinte. Déjà enceinte, je devais mettre le réveil 10 minutes avant l'heure où je devais me lever puisque sortir du lit était devenu une épreuve olympique mais alors, depuis que bébé Fluffy est née... Retard est mon deuxième prénom.

 

Je vous avais promis une vidéo tous les lundi et j'ai failli, je sais, je m'en veux, j'ai abandonné ma fille pleurant dans la cave pour pouvoir vous publier ce petit tag filmé dans les derniers mois de ma grossesse.

(Je rigole).

 

 

J'espère vous avoir fait découvrir de nouvelles chaines et je vous retrouve vendredi pour un article paranormal...

 

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Sur le fil

Ça y est, la dent fut arrachée. Je m’attendais à pire et en même temps j’ai mal sa mère, je suis pétrie de contradictions (et roulée en boule sous ma couette depuis 4 jours, no comment la meuf qui criait à qui voulait l'entendre "Nan, mais, après un accouchement presque sans péridurale, je peux tout supporter.").

 

La flippe est arrivée quelques heures avant le rendez-vous. Mon cerveau embrumé par les vapeurs du dissolvant (je suis en plein calendrier de l’Avent verniesque) a tout essayé pour trouver un échappatoire, et là, idée de génie ! Le mariage ! Bah oui, je ne vais pas me marier avec une dent en moins, je te dis pas le sourire de jacquouille donc je préviens le Loup que je vais décaler l’arrachage à après le mariage (août 2016 donc ça me laissait laaaaargement le temps de trouver une autre excuse pour après le mariage. Pas bête la guêpe). Il est véner, dit que j‘abuse, que lui ça le dérange pas (normal, c’est pas à TOI qu’il va manquer une dent, abruti !) et dit que si le mariage est annulé, je n’aurais plus d’excuses pour repousser le rendez-vous. L’ambiance est posée.

Tellement sûre de mon coup, mais plus vraiment de mon peut-être-ex-futur-mari, je vais au rendez-vous sans aucune préparation mentale (là, vous vous dîtes qu’il faut être barge pour se préparer à une extraction de dent, c’est pas le Bac non plus ! Et je suis totalement d’accord avec vous. Ça n’est pas le Bac. C’est pire !) ni physique en mode ingurgitation de 4000 paracetamol pour être dé-ten-dou. La seule personne détendu dans la salle ce fut ma paire de chaussettes bien trop grande pour moi.

Pourtant, j’ai été convaincante ! J’ai sorti tous mes arguments mais mon dentiste ne s’est pas laissé démonter et m’a assuré pouvoir me fournir un implant pour le jour J. Ah, c’est tout ? C’est aussi simple que ça ? Et lui qui me dit ça, pensant me rassurer, s’il savait…

Bref, il me manque une dent, mon boucher dentiste a trouvé très instructif de me montrer ma dent et les dégâts dessus (depuis je cauchemarde qu’elle vient à la maison se venger de tous les Carambars que je lui ai fait bouffer) et j’ai mal. C’est pas assez fort pour mériter un truc de cheval mais assez pour te foutre le mal de tête. Et la semaine prochaine, on m’enlève mes fils, youpi !

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Je danse chez le dentiste

ON dit souvent qu’il vaut mieux aller chez le dentiste régulièrement sinon on risque de le payer amèrement.

C’est fou comme je n’écoute jamais ce qu’ON dit. Mon mari hoche la tête, celui-là, il va dormir par terre...

 

Je ne suis pas habituée à aller chez le dentiste, comme beaucoup de gens, je n’y vais que lorsque j’ai mal, très mal. Comme si la carie allait disparaitre si j’attendais encore un peu. Non, la carie c’est un peu comme Sarkozy : on la croit petite mais en vrai, elle est bien installée et te bouffe jusqu’à la racine.

 

Vous allez me dire que c’était pas fait exprès peut-être ?

 

Cette année, j’accompagne le Loup chez son dentiste pour un check up. En Amérique du Nord, ils aiment bien les check up. C’est remboursé par les mutuelles donc ils en font à tire larigot et puis les soins coûtent tellement cher qu’il vaut mieux s’y prendre à l’avance tant que c’est encore « raisonnable » (<- notez les guillemets).

 

Je suis sortie de là avec l’impression d’avoir gagné au loto : 8 caries. Ils m’ont serré la main et m’ont dit à bientôt le sourire aux lèvres. En fait, c’est eux qui ont gagné.

 

Ça s’est passé en janvier, nous sommes en décembre et il m’en reste encore à enlever sans compter la couronne à refaire et la dent à enlever. J’ai l’impression d’être une ville avant les élections municipales : en plein chantier !

 

Vous imaginez bien que quand on passe autant de temps chez un praticien toute l’équipe devient ta deuxième famille. Tout le monde connait ma fille, je fais un check aux secrétaires et j’appelle mon dentiste par son prénom. Et mon dentiste, c’est un mec cool ! Bon, comme tous les dentistes, il te tchate alors que toi tu peux pas répondre, te laissant le cul entre deux chaises : lâcher quelques borborygmes pendant la conversation ou attendre la fin pour répondre à TOUT ce qu’il a dit. Mais, à coté de ça, il met de la bonne musique dans la salle (et quand je dis bonne : Madonna, Katy Perry, etc… On est très loin du Brassens de mon précédent !) et il me permet de danser des pieds tout le long.

J’imagine que c’est ce que ma fille retiendra de ces heures interminables chez le dentiste : des gens sur moi et moi, allongée sur une table avec les pieds qui bougent. Si avec ça elle pas trauma à vie j‘ai mal fait mon boulot !

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Un parc d'attractions enceinte ? Mmmhh, laissez-moi réfléchir...

 

Le Loup et moi sommes nés à quelques jours d’intervalle. Quelques jours et quelques années aussi. Sachant que le petit Jésus allait arriver d’ici peu, on s’est dit qu’il serait judicieux d’en profiter une dernière fois d’être juste tous les deux. Je n’en pouvais plus de l’hiver canadien alors nous nous sommes envolés pour… La Floride ! À nous les plages, les cocktails et les alligators !

 

Seul souvenir de ce voyage, l'aéroport ! Une photo des toilettes auraient été plus approprié...

 

Début Avril, on ferme le verrou de la valise et direction Maïami ! En écrivant cet article, j’ai l’impression que ces vacances datent d’il y a 2 ans alors que c’était cette année. Cette grossesse m’aura plus décalqué la tronche qu’un week-end de lycéens sans parents.

J’appréhendais énormément ces vacances car depuis le début de ma grossesse j’étais malade 24h/24h. Et vomir sous le soleil américain ne rend pas l’activité plus agréable. Du vomi, c’est du vomi, que t’aies chaud au cul ou pas. Heureusement, les nausées se sont calmées quelques jours avant de partir, cette moule de guedin ! Enfin, un signe du destin ! J’embarque donc le sourire jusqu’aux oreilles, m’imaginant déjà sur la plage, le paréo volant au vent, les lunettes de soleil sur le nez. Le Swag ultime. Sauf que.

Sauf que j’ai vomi dans l’avion (juste à l’atterrissage, genre, j’ai tenu PRESQUE jusqu’au bout, ce fail :’(). J’ai vomi entre Miami et Orlando (nous avons fait un passage dans le fameux parc d’attractions Universal)(au même moment qu’Eimadolly, ça sert à rien comme info mais voilà). J’ai vomi dans le parc. J’ai re-vomi dans le parc (on avait pris deux jours). J’ai vomi à Miami. J’ai re-vomi dans l’avion du retour. J’ai… Ah non, ça s’est arrêté quand je suis rentrée.

 

Merci la grossesse !

 

Mes vacances ? Parait que j’ai fait deux trois trucs entre deux vomito. Parait.

Les aires d’autoroutes c’est hyper vicieux. Comme c’est presque gratuit (1$, pour moi c’est donné) sauf aux abords de Miami, il y a peu d’aires alors ne vous faites pas avoir. Si vous voyez que vous aurez besoin de refaire le plein, n’attendez pas la dernière minute car il peut se passer 40 miles avant de voir la prochaine aire ! Entre le risque de panne sèche et la perte de la caution à cause de mon vomi, mon mec était à ça de se pendre avec les câbles de la voiture !

D’ailleurs, les péages sont « automatiques » en Floride. Il reste très peu de cabines comme nous en avons l’habitude. Des caméras sont placées je ne sais où mais croyez moi qu’elles vous voient ! Et vous recevez la facture un à deux mois après votre séjour. Je sais que ça semble contradictoire ce que je dis mais les abords des grandes villes sont taxées, en revanche, les grandes autoroutes dans la pampa sont, elles, ridiculement gratuites. Le problème, c’est que c’est souvent autour d’une ville que tu rodes, c’est donc tous ces allers-retours à sortir et re-rentrer dans la ville qui coutent une blinde. Vous vous doutez bien que, nous, PERSONNE ne nous avait prévenu (de rien). La facture au retour des vacances fut rigolote. Encore plus rigolote quand tu te rends compte que l‘agence de location assaisonne le tout de frais de gestion alors qu’il est possible de gérer soi-même les factures avec un pass (EZ Pass). Nous avions 10$ de frais de gestion par jour mais certaines agences vont jusqu’à facturer 150$... Bonnes vacances chez vous !

 

À Miami, nous n’avons passé que deux jours en tout, en additionnant chaque moment ensemble. Arrivés samedi midi, on en est reparti dimanche midi puis nous y sommes retournés mardi soir et enfin, en sommes repartis le mercredi matin. Juste de quoi profiter des tarifs over abusés des restaurants (100$ la salade au bord de plage, ouch !) sans avoir le plaisir de la plage. Ah, ma peau me rappelle de vous dire qu’on en a assez profité de la plage, en fait : 15 minutes, brûlures extrêmes sur tout le corps jusqu’à en empêcher le Loup de conduire avec ce bras là (le droit, c’est con il est droitier). De toutes les conneries qu’on pouvait faire pendant les vacances, se choper un méga coup de soleil sur tout le corps alors que nos activités se résumaient à se faire bousculer dans des attractions : bad idea. Sur l’échelle de la douleur, me taper les parois des wagons du parc se trouve légèrement en dessous de mes contractions. Mais pas loin en dessous.

Le parc en lui-même était cool, je n’étais venue que pour la partie Harry Potter et je m’en suis gavée jusqu’à plus soif en faisant des allers-retours entre les deux parcs avec le Poudlard Express en mangeant des dragées de Berties Crochues. Je m’y serais presque crue :D Sinon, les attractions sont très 3D et effets spéciaux, moins d’une dizaine d’attractions à sensation comme on les connait. Avec mes nausées, la 3D c’était mort, les effets visuels encore plus ! On comprend mieux pourquoi j’ai trainé dans le chemin de traverse, au moins, lui, ne me foutait pas la gerbe… Quoique….

 

À bien y repenser, entre les nausées, les trajets incessants entre Miami et Orlando et les deux jours au Parc, le retour à la maison fut plus reposant que le départ. Ça valait le coup de claquer 1500$ dans des vacances, hein… La prochaine fois qu’une idée pareille me repasse par la tête, pensez à me foutre une claque. Ou deux.

 

 

 

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Le bonheur (mais pas trop) d'être enceinte

Ça fait un bail qu'on s'est pas causé, vous et moi.

Je sens bien que vous vous êtes inquiétés pour moi, pour nous mais je vous rassure, aucun soucis, nous sommes toujours les meilleurs amis du monde. Mais donc, que s'est-il passé dans ma vie, hein ? Je vous le demande !

Nan, parce que moi, j'ai un peu perdu pieds (oui, au pluriel, les DEUX !) depuis quelques mois, 10 exactement. Tiens, à peu près le temps qu'il faut pour faire un enfant, le mettre au monde et le détester de vomir sur ton 3ème débardeur de la journée. Mais sinon on l'aime hein. Mais on la déteste quand même un peu. Beaucoup. 

 

Allez, arrêtons de déconner (avouez que vous doutez et que vous avez le numéro de SOS Enfance dans la tête) et faisons un gros bond en arrière au tout début de ma grossesse, même un tout petit peu avant. Je me souviens m'être dit « Quand je serais enceinte, hors de question que je fasse ma feignasse à bouffer de la glace sur le canapé toute la journée. Je continuerai le sport et je publierai pleins d'articles sur le blog ! ».

 

Lol. Il n'y a pas d'autres mots.

 

Finalement, j'ai bouffé des petits écoliers, c’est bien meilleur que la glace et ça fait moins mal aux dents. La course ? Mmmouuais, j'ai couru dans mon fort intérieur. J'ai couru en regardant les autres courir, ça ne compte pas ? Pour la nourriture, ce fut assez simple de ne pas manger n’importe quoi puisque n’importe quoi n’a jamais réussi à passer mon estomac (très pratique le pack 2-en-1 de la grossesse : le petit régime avant la très grosse prise de poids). Alors, je ne sais pas si j’ai eu un 1er trismestre normal, moyen ou difficile mais de végétarienne je suis passée à puréienne : c’est-à-dire que je n’ai mangé, les 3 premiers mois, que de la purée (mon poids en purée, au moins) accompagnée de quelques folies gastronomiques : du jambon, de la pizza mais seulement celle aux champignons et des Pizza Pocket (ces espèces de petits pains avec de la sauce tomate et du fromage industriels à l’intérieur). Les pâtes ? Non. Riz ? Non plus (rien que de l’écrire celui-là, je me sens malade). Pas de légumes cuits, ni crus. Parfois, une omelette mais grosse grosse folie dans mon estomac ! Et pour sûr que, dans ces moments où j'oubliais ma condition de donneuse de vie, je faisais un coucou à Géraldine, mes toilettes. Ah bah, quand tu passes plus de temps au-dessus de tes toilettes que dans ton lit, tu finis par leurs donner un petit nom. Comme ça, tu ne parais pas trop chelou en société. Mise en situation :

« -Salut Fluffy ! Alors les news ? Ta grossesse se passe bien ? Moi j’ai adooooooré être enceinte !

  • Hey, sale pute … ut ! Bah, écoute, oui ça se passe super bien ! J’ai passé la journée avec ma copine Géraldine, que du bonheur ! »

Tout est dans le sourire qu’il faut très grand mais sans montrer les dents, au cas où il resterait encore un peu de vomi.

Si mon gosse me sort à 14 ans que je ne l’ai jamais aimé ni voulu je peux vous dire que sa tronche de cake va taper la bise au mur derrière !

Bref, un premier trimestre qui m’a paru en durer 3. Concrètement, quand j’ai enfin sorti la tête des toilettes de l’eau je me suis étonnée « Comment ? Il n'est pas encore sorti ? Il me reste 6 MOIS ?!!! ». À ça, on ajoute les malaises à répétition mais jamais au grand JAMAIS quand un beau gosse est près de vous, les rhumes qui durent 2 semaines car tout ce qu’on accepte de vous donner c’est du paracétamol (acétaminophème au Canada. Rien que de demander ça au pharmacien t'es épuisé) et va guérir une bronchite au paracétamol, hein ! Walou ! Quelques aigreurs d’estomacs pour pimenter le tout et tu as le cliché des maux de la femme enceinte. Je croyais naïvement qu’on en avait qu’un dans le lot, pas de bol pour moi, ce fut la totale (d'habitude je ne gagne jamais à loterie, j'aurais préféré que ça continue comme ça...). Palme d’or à ma mère et ma belle-mère qui, bien que compatissantes, me rappelaient avec beaucoup d'insistance qu’elles, leurs grossesses, c’était que du bonheur et qu’elles n’ont connu les nausées que dans les livres (bitches).

J’en parle avec humour mais vous noterez que j’en parle après la guerre. Pendant, je me résumais à un zombie de The Walking Dead, pleurnichant à sa poto Gégé combien sa vie est misérable et combien elle regrette d’être enceinte, filez-moi un putain de cintre, MERCI !

Je peux maintenant dire que j’ai vraiment bien choisi mon compagnon. Quand mes potes se foutaient de ma gueule ou tout simplement ne trouvaient pas les mots pour que je sorte de ma mini dépression, mon presque mari a toujours su trouver les mots justes, les mots doux pour faire passer les larmes. Je le remercie d’ailleurs de m’avoir tenu les cheveux et caresser le dos pendant toutes ces nuits/matinées/après-midi à vomir. Ça m’a presque rendu ces moments supportables, presque. Faudrait quand même pas abuser. #discoursDesOscars

Passé ce 1er trimestre, j'ai abordé cette grossesse avec plus de… bonheur et d’apaisement. Je n'ai plus voulu ni avorter (c’était déjà un gros progrès) (mais attendez, les nausées du troisième trimestre n'étaient pas encore là !), ni couper les couilles de mon mec. Il y en a un qui est content !

Je vais m’arrêter là dans l’introduction de cette grossesse qui n’est pas ma première (teasing….). J’ai beaucoup de choses à vous dire mais on va y aller morceau par morceau (mais des non-digérés s’il vous plait), faut quand même qu’on tienne jusqu’à la fin de mon congé parental !

 

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