L'aéroport de la vie

J’attendais depuis une petite dizaine de minutes ma sœur à l’aéroport quand, tout à coup, un truc m’a sauté aux yeux. On était tous là pour la même raison : on attendait quelqu’un qu’on aime (sauf, peut-être, le mec au fond qui faisait la gueule).

 

Il y a surtout eu cette famille qui s’était placée juste derrière la petite barre blanche peinte au sol. Ils étaient si proches de la porte que s’ils avaient pu, je pense qu’ils se seraient posés sur le tarmac, carrément ! Dans cette famille, ce sont les enfants qui m’ont particulièrement marqué. L’ainée d’abord, 12-13 ans pas plus, qui attendait avec un bouquet de fleurs et une peluche. Comme tous les ados, impossible pour elle d’attendre calmement et elle ne faisait que sauter sur place puis passer sous les cordes et enfin revenir pour mieux repartir ! Un truc à me rendre chèvre ! Au début, je n’ai vu qu’elle. Elle avait le sourire jusqu’aux oreilles et à la voir trépigner sur place, j’en devenais moi aussi impatiente. De quoi je ne le savais pas encore mais je l'attendais, ça, c'est sûr ! Puis, je l’entendis pousser un cri et je vis que son regard était fixé sur un homme qui venait de passer les portes. Elle a commencé à s’avancer en bravant les sacro saintes barrières QU’ON NE DOIT JAMAIS DÉPASSER (je suis un peu maniaque sur les bords mais J'AIME L'ORDRE) puis s’est ravisée en se souvenant que c’était interdit (AH !!). Elle a regardé derrière elle pour demander l’approbation (à qui ??), puis de nouveau l’homme et elle s’est mise à courir comme une folle pour finir par le prendre dans ses petits bras tous fins. C’était… C’était juste beau. J’ai pas la larme facile mais là… J’avais la larme marie-couche- toi-là ! J’ai imaginé ma propre fille à la place de cette ado sautant au cou de son père et c’était juste super choupinou, le genre de moment où tu te dis « Mais il est où ce putain d’orchestre ?!! » (pas là, en tout cas). Enfin, ils se sont décidés à revenir derrière les barrières (heureusement que nous n’étions pas à Paris sinon ils seraient déjà fichés S) et là ,c’est un tout petit garçon, 5 ans max qui s’est avancé, tout timide, peluche sous le coude et regard voyageant entre l’homme et quelqu’un derrière (mystère, mystère...). Vu que je ne suis pas la moitié d’une conne, j’ai compris assez vite que l’homme était leur père et donc la personne mystérieuse en arrière c’était la mère (ou le deuxième père, ne soyons pas homophobe). Je ne pense pas encore ouvrir une boite d’enquêtes privées mais qui sait ! Au final, toute la famille a réussi à se retrouver et ils sont partis tous ensembles heureux d’être réunis. J’ai trouvé tout ça tellement émouvant que j’en ai oublié de vérifier l’arrivée de ma sœur, dis donc ! Vilaine que je suis !

Et des retrouvailles choupinou, j’en ai vu ce soir-là, c’était à celui qui me ferait le plus chialer ! C'était le festival du calin, le tapis rouge de la choupinitude ! J’ai eu les miennes, forcément, j’avais certes vu ma sœur pendant un court week-end à Boston mais ça n’avait pas été suffisant pour remplir ma jauge de bonheur. Je l’ai vu s'avancer dans le couloir avant même qu’elle ne passe les portes (vive les parois en verre transparentes) mais MOI j’ai attendu qu’elle passe la barre blanche pour lui sauter dessus (la la la la lèèèère !!) ! Non mais, putain de gosses mal élevés… (Je déconne bien sûr)(ou pas !). Bref, à l’aéroport de la vie, on attend tous quelqu’un qu’on aime (et ça fait du bien, putain !)

 

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