Le bonheur (mais pas trop) d'être enceinte

Ça fait un bail qu'on s'est pas causé, vous et moi.

Je sens bien que vous vous êtes inquiétés pour moi, pour nous mais je vous rassure, aucun soucis, nous sommes toujours les meilleurs amis du monde. Mais donc, que s'est-il passé dans ma vie, hein ? Je vous le demande !

Nan, parce que moi, j'ai un peu perdu pieds (oui, au pluriel, les DEUX !) depuis quelques mois, 10 exactement. Tiens, à peu près le temps qu'il faut pour faire un enfant, le mettre au monde et le détester de vomir sur ton 3ème débardeur de la journée. Mais sinon on l'aime hein. Mais on la déteste quand même un peu. Beaucoup. 

 

Allez, arrêtons de déconner (avouez que vous doutez et que vous avez le numéro de SOS Enfance dans la tête) et faisons un gros bond en arrière au tout début de ma grossesse, même un tout petit peu avant. Je me souviens m'être dit « Quand je serais enceinte, hors de question que je fasse ma feignasse à bouffer de la glace sur le canapé toute la journée. Je continuerai le sport et je publierai pleins d'articles sur le blog ! ».

 

Lol. Il n'y a pas d'autres mots.

 

Finalement, j'ai bouffé des petits écoliers, c’est bien meilleur que la glace et ça fait moins mal aux dents. La course ? Mmmouuais, j'ai couru dans mon fort intérieur. J'ai couru en regardant les autres courir, ça ne compte pas ? Pour la nourriture, ce fut assez simple de ne pas manger n’importe quoi puisque n’importe quoi n’a jamais réussi à passer mon estomac (très pratique le pack 2-en-1 de la grossesse : le petit régime avant la très grosse prise de poids). Alors, je ne sais pas si j’ai eu un 1er trismestre normal, moyen ou difficile mais de végétarienne je suis passée à puréienne : c’est-à-dire que je n’ai mangé, les 3 premiers mois, que de la purée (mon poids en purée, au moins) accompagnée de quelques folies gastronomiques : du jambon, de la pizza mais seulement celle aux champignons et des Pizza Pocket (ces espèces de petits pains avec de la sauce tomate et du fromage industriels à l’intérieur). Les pâtes ? Non. Riz ? Non plus (rien que de l’écrire celui-là, je me sens malade). Pas de légumes cuits, ni crus. Parfois, une omelette mais grosse grosse folie dans mon estomac ! Et pour sûr que, dans ces moments où j'oubliais ma condition de donneuse de vie, je faisais un coucou à Géraldine, mes toilettes. Ah bah, quand tu passes plus de temps au-dessus de tes toilettes que dans ton lit, tu finis par leurs donner un petit nom. Comme ça, tu ne parais pas trop chelou en société. Mise en situation :

« -Salut Fluffy ! Alors les news ? Ta grossesse se passe bien ? Moi j’ai adooooooré être enceinte !

  • Hey, sale pute … ut ! Bah, écoute, oui ça se passe super bien ! J’ai passé la journée avec ma copine Géraldine, que du bonheur ! »

Tout est dans le sourire qu’il faut très grand mais sans montrer les dents, au cas où il resterait encore un peu de vomi.

Si mon gosse me sort à 14 ans que je ne l’ai jamais aimé ni voulu je peux vous dire que sa tronche de cake va taper la bise au mur derrière !

Bref, un premier trimestre qui m’a paru en durer 3. Concrètement, quand j’ai enfin sorti la tête des toilettes de l’eau je me suis étonnée « Comment ? Il n'est pas encore sorti ? Il me reste 6 MOIS ?!!! ». À ça, on ajoute les malaises à répétition mais jamais au grand JAMAIS quand un beau gosse est près de vous, les rhumes qui durent 2 semaines car tout ce qu’on accepte de vous donner c’est du paracétamol (acétaminophème au Canada. Rien que de demander ça au pharmacien t'es épuisé) et va guérir une bronchite au paracétamol, hein ! Walou ! Quelques aigreurs d’estomacs pour pimenter le tout et tu as le cliché des maux de la femme enceinte. Je croyais naïvement qu’on en avait qu’un dans le lot, pas de bol pour moi, ce fut la totale (d'habitude je ne gagne jamais à loterie, j'aurais préféré que ça continue comme ça...). Palme d’or à ma mère et ma belle-mère qui, bien que compatissantes, me rappelaient avec beaucoup d'insistance qu’elles, leurs grossesses, c’était que du bonheur et qu’elles n’ont connu les nausées que dans les livres (bitches).

J’en parle avec humour mais vous noterez que j’en parle après la guerre. Pendant, je me résumais à un zombie de The Walking Dead, pleurnichant à sa poto Gégé combien sa vie est misérable et combien elle regrette d’être enceinte, filez-moi un putain de cintre, MERCI !

Je peux maintenant dire que j’ai vraiment bien choisi mon compagnon. Quand mes potes se foutaient de ma gueule ou tout simplement ne trouvaient pas les mots pour que je sorte de ma mini dépression, mon presque mari a toujours su trouver les mots justes, les mots doux pour faire passer les larmes. Je le remercie d’ailleurs de m’avoir tenu les cheveux et caresser le dos pendant toutes ces nuits/matinées/après-midi à vomir. Ça m’a presque rendu ces moments supportables, presque. Faudrait quand même pas abuser. #discoursDesOscars

Passé ce 1er trimestre, j'ai abordé cette grossesse avec plus de… bonheur et d’apaisement. Je n'ai plus voulu ni avorter (c’était déjà un gros progrès) (mais attendez, les nausées du troisième trimestre n'étaient pas encore là !), ni couper les couilles de mon mec. Il y en a un qui est content !

Je vais m’arrêter là dans l’introduction de cette grossesse qui n’est pas ma première (teasing….). J’ai beaucoup de choses à vous dire mais on va y aller morceau par morceau (mais des non-digérés s’il vous plait), faut quand même qu’on tienne jusqu’à la fin de mon congé parental !

 

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