Sors moi de là, Pierrot !

"Qu'on est loin de son pays natal

Quand on se retrouve à l'hôpital"*

 

Toutes les Églises ont leur jour du Seigneur et sur www.fluffyfaucheuse.fr c’est le mercredi. C’est le jour où je tente de vous faire rire ou de vous instruire mais dans tous les cas, c'est le jour où je vous dédie quelques mots, qu'ils soient tristes ou drôles.

Rapprochez-vous de votre écran, encore un peu plus (ceci est un message de l’Association Des Ophtalmos Qui En Veulent Encore Plus À Votre Argent) que je vous raconte cette semaine de diiiingue que je viens de vivre. Eh oui, même enceinte et au chômage, j’ai une vie plus palpitante que la vôtre (faut bien que je compense mon manque de rentrée).

 

Tout commence un mardi matin… Midi plutôt, où je me réveille avec une douleur affreuse dans les reins. En comparaison, me faire tatouer les côtes était moins douloureux, vous imaginez un peu l’bignou. Après une heure de torture physique qui ferait passer Mr Hunt pour un agent de bureau, j’arrive enfin à calmer la douleur grâce à… La Couette Magique !

 

Je l'ai surnommée 'Marie" car elle fait des miracles ;)

 

La Couette Magique, c’est ce truc meeeerrrrveilleux que l’on branche et qui dégage une douce chaleur calmante. La révolution ce truc, tant pis si j’ai l’air d’une petite vieille à me trimballer avec ma petite couette chauffante, rien à fout’ ! On aurait pu en rester là et ma semaine aurait été d‘une banalité sans nom mais non, il a fallu qu’on appelle la sage-femme pour la prévenir, voir s’il n’y avait pas belle-mère sous roche (#parano). Par précaution, elle nous demande de faire un passage rapido à l’hôpital, que l’on monitore le cœur du bébé, juste « par précaution ». Même pas 10 minutes que je suis sur la civière qu’on me dit que j’ai commencé le travail, que je ne le sens pas mais que j’ai des contractions (ah bon ?) et que je ne rentre pas ce soir (big up à toi Eddy !).

 

C’te mothernapping de malade mental ! Je vous laisse imaginer la tête du Loup quand il a compris qu’il allait devoir me choisir des fringues pour le lendemain, j’ai bien compris qu’à ce moment-là il était prêt à accepter de manger toutes les conserves avariées du monde plutôt que ça. Finalement, il a réussi à comprendre la différence entre un string (je t’assure chéri qu'il n’est pas NÉCESSAIRE d’être sexy à l’hôpital), une culotte et un boxer. J’avais demandé des boxers bien confortables, il a quand même réussi à m’apporter des shorties en dentelle, certes larges mais en DENTELLE. Ah ça, je lui en ai mis plein la vue à l’infirmière ;)

Après 2 allers-retours entre l’hôpital et la maison puisque nous sommes passés en 3h de temps d’une visite de routine à une nuit en observation puis à 4 jours (le truc dont tu rêves quand on parle d’un hôtel de luxe, beaucoup moins pour un hôpital…). L’escalade totale, j’ai bien cru que j’allais devoir prendre ma carte de club. Finalement, je suis sortie vendredi à 17h après la journée la plus loooonnnnnnnnnnngggguuuuueeeeeeee (ça va, c’est assez long là ?) de ma vie. Ma compagne de chambre avait été libérée à 10h, ELLE, donc il y avait 2 fois moins de visites dans la chambre et j’ai passé mon vendredi avachie dans mon lit à regarder des Secrets d’Histoire en checkant toutes les 10 minutes l’horloge murale.

Ah oui, j’ai oublié de dire une chose, séjour que j’ai passé SANS INTERNET. Oui, en 2015, la 3G ne passe pas dans les chambres et ça… Je peux supporter beaucoup de choses mais pas de ne pas avoir internet ! Même le réseau téléphonique ne passait pas et échanger des sms avec le Loup relevait de la pratique intensive du Cirque mélangé à une partie d'1,2,3 Réseau ! quand j'avais enfin une mini riquiqui barre.

Mais j’ai survécu, bébé Fluffy est toujours au chaud dans mon ventre (et elle a intérêt à y rester encore un bon moment, HEIN, sinon privée de Pépito !) et je suis sortie du service d’accouchement avec un fou rire, je n’arrivais juste pas à m’arrêter ! J’étais tellement heureuse de sortir de là, je ne saurais pas décrire cette sensation de légèreté, tout était fini, bébé Fluffy allait bien, j’allais bien et on allait enfin pouvoir se retrouver à 3 (bon, OK, 2 et demi) à la maison.

 

Sinon, cette semaine fut quand même la semaine des premières fois :

-1er séjour à l’hôpital. Oui, oui, je ne fais pas les choses à moitié, quand je teste j’y vais à fond ! À part la bouffe insipide avec un dîner servi à 17h oO (je venais de me taper des gâteaux que le Loup m’avait apporté en douce, comment vous dire que le plateau repas j’ai eu du mal à l’avaler) et l’absence d’internet, ce n’était pas si horrible. Je regarde la vidéo des vacances ratées de Natoo et… Non, vraiment, ce n’était  pas si horrible.

-1èr déplacement avec perfusion. J’en avais eu une lors de mon passage éclair aux urgences l’année dernière mais j’avais été inconsciente tout du long, je ne m’étais donc pas rendue compte de tout le potentiel handicapant de ce machin. Aller aux toilettes relève de l’expédition, se laver ? N’y pensez même pas (pas sans aide extérieure en tout cas). Avec en bonus, la perfusion vide qui te pompe ton sang et l’infirmière qui ne se presse pas trop pour régler le problème. Faut pas être hypocondriaque dans ces cas-là sinon tu t’imagines déjà vidée de ton sang, réduite à une simple enveloppe raplapla.

 

"Ma meilleure amie ! Je seraiiis làààà..."

 

-1er toucher vaginal. Ah, le toucher vaginal, que dire ? Douloureux, humiliant et hypocrite. « Détendez-vous » (et avec mon pied dans ton anus, tu vas te détendre aussi ?), « ça va être rapide » (comme un contrôle fiscal quoi, c’est rapide jusqu’à ce qu’ils trouvent quelque chose). Je me suis « amusée » (ah ah, trop LOL) à créer une échelle de la douleur durant cette semaine et je suis arrivée à ceci :

 

 

-1er agio de ma banque. Oui, parce qu’à l’hôpital j’avais un peu plus urgent à gérer que mes comptes et tous mes achats faits durant les deux semaines précédentes ont été tirés pendant ces 4 jours. La loose, on l’a ou on l’a pas. J’ai donc dépassé mon découvert et ici, on ne déconne pas : 30$ par jour. Oui madame, je pense que ça mérite sa place sur l’échelle de la douleur. À l’heure où j’écris ces lignes, je pleure un peu de désespoir et j’espère que ma gentille conseillère va pouvoir m’arranger les choses parce que là, ça fait très très mal.

 

-1er pipi en public :

 

 

Vous le voyez le petit panda qui me juge ?! Vous ne risquez pas de rester très longtemps sur le trône !

  

Au final, plus de peur que de mal (c’est toujours comme ça) mais je suis assignée à résidence et plus particulièrement à mon lit puisque même la position assise me fatigue. Je ne vais pas m’empêcher de tourner des vidéos, j’aime beaucoup trop ça, mais je les tourne en plusieurs fois maintenant. Je suis un caméléon, je m’adapte à toutes les situations.

 

Soyons fous, rajoutez des éléments à mon échelle de la douleur en commentaire et, par la même occasion, racontez-moi votre pire semaine, que ça me remonte un peu le moral.

 

EDIT : j’ai été remboursée pour mes frais de dépassement, hiiiiiii !

 

*Chanson de Pierre Perêt, "L'hôpital".

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Commentaires (2)

  • Hello !
    Trop accaparée par ma propre grossesse, je viens donc tout juste de calculer que toi aussi tu fais ( ou fera ) partie du clan fermé des baleineaux crû 2015 ! FELICITATIONS <3
    Pour moi ça se termine en principe le 8 septembre ( "en principe" car la crevette n'a pas vraiment l'air de vouloir lâcher son bail ).
    Je suis ravie de savoir que tu es rentrée chez toi, même si c'est pour être allongée toute la journée...Je suis chez moi depuis Juin, et là je rêve de pondre enfin ! Ne t'inquiète pas trop non plus : c'est bien d'être prévoyant, mais pas coule d'être alarmiste. On m'a parlé d'accouchement à 33 SA. Aujourd'hui je suis à 40 et le bébé est inamovible.

    Gros bisous et encore félicitations à la mégaméga-bourre !

  • Invité (Fluffy)

    En réponse à: LaLu Permalien

    Félicitations pour ta grossesse, cette année les blogueuses ont pondu dis donc ! :p

    On essaye de ne pas être trop parano mais hier j'ai fait à manger, première fois deuis mon retour de l'hôpital et on a passé la nuit à surveiller mon ventre douloureux, à vérifier que je n'avais pas de perte, que ces douleurs ne faisaient pas travailler le col, bref 1/2h de cuisine et 8h d'angoisses (et de douleurs pour moi) (oui parce qu'en plus, vu que je ne sens pas les contractions mais juste de vagues douleurs au ventre, difficile our nous de savoir si je me remets en travail ou pas). Sans vouloir être alarmiste, je la sens pas rester jusqu'à 40 semaines tu vois :p Si je tiens jusqu'à la 37ème on sera déjà très très content ! (j'en suis à 34)

    Quand je pense que j'ai démissionné pour me reposer il y a 3 mois et finalement je risque d'accoucher prématurément... Ça valait le coup de nous priver d'un salaire hein :s

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