Le safari-kiri

 

 

 

Ce week-end j’ai été prise d’une envie. L’envie de faire un safari ! Mais pas un safari photo, non non, on n’est pas des bisounours ici ! Ce que je voulais c’était du sang, la tête de la bête…

 

 

 

 

Le Kiri-kiri est une espèce rare à Montréal. Implantée par les premiers colons, elle n’a pas bien tenu face au climat et s’est faite largement écraser par La Vache Qui Rit dans les rayons frais.

C’est ça qui rend la chasse bien plus excitante, la rareté. Bref, avant de partir, je m’équipe : sac de course réutilisable rose, carte de crédit (je suis prête à toutes les dépenses), carte de transport, lunette de soleil et un mp3 (le temps peut parfois sembler très long lorsque l’on traque une bête).

J’ai décidé d’optimiser mon déplacement, n’oublions pas que je suis enceinte et que mes pieds ressemblent plus à des palmes (que n’ai-je eu envie de saumon, hein ?), et de me focaliser sur la plus grande réserve de rayons frais du quartier : le Provigo.

 

 

J’avoue être arrivée un peu pompeusement en terre conquise. Sans même prendre le temps de sortir mon piège (le sac de course), je me suis dirigée vers le rayon du fromage.

Même. Pas. Peur.

 

J’ai trèèèès vite déchanté. J’en ai fait le tour 3 fois, ai soulevé les Babybel, rien, nada, aucune trace des Kiri-Kiri.

Mais je n’avais pas donné mon dernier mot ! Je suis une chasseuse ou quoi ? Si tôt la déception envolée, je me dirigeai d’ une palme un pied ferme vers le rayon des fromages à tartiner et autre crèmes sûres. Cette fois, j’avais retenu la leçon. J’ai rasé les étagères, mon sac rose à la main, telle le dresseur de pokemon, prête à lancer !

Là ! Ayant repéré ma cible de mes yeux de lynx, je me suis accroupie (enceinte, les gens ne se posent plus aucune question sur ce que tu peux bien être en train de faire, tout est nor-mal), j’ai tendu le bras et d’un coup sec j’ai lancé mon sac ! La bête a bien tenté de résister et j’ai planté mes deux poteaux jambes dans le sol pour ne pas me faire emporter, c’est que j’avais attrapé un troupeau dis donc ! Quelques minutes plus tard et à bout de souffle, je peux enfin me reposer, la bête a abandonné la bataille. Elle a compris qu’elle était mienne. C’est avec le sourire de la vainqueuresse que j’ouvre mon sac et que j’admire mon butin :

 

Un Philadelphia fouetté à la ciboulette !!!

 

Tu m’étonnes qu’il se soit débattu ! Le Philadelphia est une espèce crée de toute main par les laboratoires Kraft qui n’hésitent pas à mettre des gênes de Raptor dans tous ce qu’ils produisent. Épuisée, je ne me voyais pas continuer la traque alors je suis partie, un poil déçue, avec mon Philadelphia à la main. Un petit détour par le rayon pain frais et j’étais parée (ou presque) pour l’apéro !

P.S : finalement, le Loup m’a trouvé mes Kiri-Kiri, ils s’étaient cachés dans la peau d’une Vache Qui Rit, les fourbes !

Un dernier mot ?


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