Attention, ça glisse !

 

Petite mise en contexte : étant du matin, je me lève plus tôt que mon mari, je me prépare et file au travail pendant que lui prend un peu plus de temps pour se préparer, lui, mais aussi notre fille et l'amener à la crèche. Ainsi, je peux quitter le taff plus tôt et aller la chercher et lui rentre de facto plus tard.

 

Mais ce matin, mon idiot de mari a décidé de faire les choses différemment. Alors que j'avais préparé les vêtements de la petite en avance pour lui et que je les mets là où il m'a demandé de les mettre* (important à noter), tenue composée d'un body, d'une paire de collants et d'un poncho/robe, mon mari n'a pas vu le poncho (body et collant blancs contre un poncho bariolé rose, difficile de ne pas le voir !) et a amené notre fille seulement vêtue d'un body et d'une paire de collants à la crèche. Normal.

 

Tout est normal n'est-ce pas ?

 

Oh, il m'a dit qu'il se disait bien qu'il manquait quelque chose mais il ne voyait pas quoi. Sûrement que tous les jours il doit voir des femmes se balader en sous-vêtements devant lui, je ne vois que cette explication ! Ça doit y aller en mode "YOLO !" à son taff, faudrait peut-être que j'y jette un œil d'ailleurs...

Du coup, je l'engueule copieusement quand il me dit ça : déjà parce que merci le regard des parents sur notre fille en voyant sa tenue (ça va qu'elle est trop petite pour s'en rendre compte mais plus grande ça pourrait lui porter préjudice !) et ensuite, il fait moins quelque chose, ses sous-vêtements sont légers car sa robe est en laine hyper épaisse. Sans ça m'est avis qu'elle a du avoir froid là !

Du coup, il y retourne (parce que Mr avait eu le temps d'arriver au boulot, heureusement qu'on habite en face du taff ET de la crèche), en courant. EN COURANT. Laissez moi vous donner un petit statut météo si vous n'êtes pas de Montréal : il pleut du verglas. c'est à dire que j'ai vu un mec traverser une double voix en glissant sur le bitume plutôt qu'en marchant. Tranquille, sans les mains ! Alors partir en courant par ce temps c'est du suicide...

 

J'étais donc partagée entre l'envie de lui fracasser la tête contre un mur ET la peur qu'il se fracasse la tête pendant le trajet. Nan mais ho, c'est à moi de le punir, pas le Destin !

 

Fin de l'histoire, il est en vie, bébé Fluffy est habillée décemment mais il est quand même tombé 3 fois et moi j'ai un bleu sur le front à force de m'être "face palmé" devant cet oubli de fringue improbable. Si divorce il y a, croyez-moi que ça sera répété au juge !

 

 

 

 

 

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J'ai 4 ans !

*CLAP ! CLAP !*

 

Alors non, je vous arrête tout de suite, je n'ai pas découvert le secret de Benjamin Button (si seulement)(en fait non, je ne VEUX pas revivre le collège). C'est mon blog qui a 4 ans.

Joyeux anniversaire à lui ! Bonne fête, comme on dit ici.

C'est que ça en fait des années dites donc voir ! D'un bébé blog se trémoussant sur le dos avec un design un peu... Bon bah les forcèps ça n'a jamais fait de bien, hein ! On est quand même passé sur un niveau au dessus ! Ya eu du travail, il l'avoue d'ailleurs lui même, il n'a jamais été contre la chirurgie esthétique et s'il le fallait, il repasserait sur le billard ! (Mais pas ti suite, ti suite hein, je l'aime bien ce design moi !) Il continue pour l'instant à être un petit blog, lu par quelques irréductibles amies, membres de ma famille et puis ce que j'appelle "les autres". Ceux que tu sais pas comment ils sont arrivés ici mais écoute, ils s'y sont sentis bien alors ils sont restés. Et je les en remercie chaudement ! Ça fait toujours du bien de lire un petit commentaire par-ci par-là, de voir que malgré un quotidien aussi insipide qu'une branche de céleri, ce quotidien fait quand même sourire des gens. De pitié mais on ne peut pas tout avoir !

 

Les dates d'anniversaire ça te fait toujours réaliser combien tu procrastines : à réaliser tes rêves, à rentabiliser ta carte cinéma ou ton abonnement à la salle de sport... Du coup, vu que le rappel de mon hébergeur ("PAYEZ") chaque année me fait bien chier (et si je paye pas à teeeemmmps ? Je perds mon blog ??) j'ai pris un abonnement de 4 ans. Voilà, comme ça au moins, c'est réglé !

Bon bah... Du coup, on va en avoir des choses à se dire pendant encore 4 ans ! Pas que je n'en avais pas avant hein... C'est juste qu'entre le mariage (oui, je dois vous en parler) et la petite que j'avais toujours en garde bah... C'était pô facile ! Et puis j'ai refait mon fond de vidéo et ça, ça m'a pris un max de temps ! Je peux être très perfectionniste quand je veux, reloue dirait mon mec mari. Va falloir que je m'y habitue mais c'est encore un peu trop neuf pour que ça vienne naturellement !

Bref, il serait peut-être temps que je me mette à produire plutôt que de m'éterniser sur cet article qui dit en substance : "Youhou, je reviens et je vous écris pour vous dire que je reviens. Vous aviez compris que je revenais ?". Je crois qu'on a compris oui.

 

Et puisque le mariage c'est un peu le truc qui a occupé mon esprit pendant des mois, deux ans en fait et bien c'est la première chose dont nous allons parler dans la prochaine vidéo qui paraitra Lundi ! (Que je n'ai pas encore filmée donc on va se calmer un peu là ><)

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L'aéroport de la vie

J’attendais depuis une petite dizaine de minutes ma sœur à l’aéroport quand, tout à coup, un truc m’a sauté aux yeux. On était tous là pour la même raison : on attendait quelqu’un qu’on aime (sauf, peut-être, le mec au fond qui faisait la gueule).

 

Il y a surtout eu cette famille qui s’était placée juste derrière la petite barre blanche peinte au sol. Ils étaient si proches de la porte que s’ils avaient pu, je pense qu’ils se seraient posés sur le tarmac, carrément ! Dans cette famille, ce sont les enfants qui m’ont particulièrement marqué. L’ainée d’abord, 12-13 ans pas plus, qui attendait avec un bouquet de fleurs et une peluche. Comme tous les ados, impossible pour elle d’attendre calmement et elle ne faisait que sauter sur place puis passer sous les cordes et enfin revenir pour mieux repartir ! Un truc à me rendre chèvre ! Au début, je n’ai vu qu’elle. Elle avait le sourire jusqu’aux oreilles et à la voir trépigner sur place, j’en devenais moi aussi impatiente. De quoi je ne le savais pas encore mais je l'attendais, ça, c'est sûr ! Puis, je l’entendis pousser un cri et je vis que son regard était fixé sur un homme qui venait de passer les portes. Elle a commencé à s’avancer en bravant les sacro saintes barrières QU’ON NE DOIT JAMAIS DÉPASSER (je suis un peu maniaque sur les bords mais J'AIME L'ORDRE) puis s’est ravisée en se souvenant que c’était interdit (AH !!). Elle a regardé derrière elle pour demander l’approbation (à qui ??), puis de nouveau l’homme et elle s’est mise à courir comme une folle pour finir par le prendre dans ses petits bras tous fins. C’était… C’était juste beau. J’ai pas la larme facile mais là… J’avais la larme marie-couche- toi-là ! J’ai imaginé ma propre fille à la place de cette ado sautant au cou de son père et c’était juste super choupinou, le genre de moment où tu te dis « Mais il est où ce putain d’orchestre ?!! » (pas là, en tout cas). Enfin, ils se sont décidés à revenir derrière les barrières (heureusement que nous n’étions pas à Paris sinon ils seraient déjà fichés S) et là ,c’est un tout petit garçon, 5 ans max qui s’est avancé, tout timide, peluche sous le coude et regard voyageant entre l’homme et quelqu’un derrière (mystère, mystère...). Vu que je ne suis pas la moitié d’une conne, j’ai compris assez vite que l’homme était leur père et donc la personne mystérieuse en arrière c’était la mère (ou le deuxième père, ne soyons pas homophobe). Je ne pense pas encore ouvrir une boite d’enquêtes privées mais qui sait ! Au final, toute la famille a réussi à se retrouver et ils sont partis tous ensembles heureux d’être réunis. J’ai trouvé tout ça tellement émouvant que j’en ai oublié de vérifier l’arrivée de ma sœur, dis donc ! Vilaine que je suis !

Et des retrouvailles choupinou, j’en ai vu ce soir-là, c’était à celui qui me ferait le plus chialer ! C'était le festival du calin, le tapis rouge de la choupinitude ! J’ai eu les miennes, forcément, j’avais certes vu ma sœur pendant un court week-end à Boston mais ça n’avait pas été suffisant pour remplir ma jauge de bonheur. Je l’ai vu s'avancer dans le couloir avant même qu’elle ne passe les portes (vive les parois en verre transparentes) mais MOI j’ai attendu qu’elle passe la barre blanche pour lui sauter dessus (la la la la lèèèère !!) ! Non mais, putain de gosses mal élevés… (Je déconne bien sûr)(ou pas !). Bref, à l’aéroport de la vie, on attend tous quelqu’un qu’on aime (et ça fait du bien, putain !)

 

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Si on m'avait dit...

 

Que je la détesterais.

Que je lui crierais dessus, tout le temps, de fatigue, de colère et d'épuisement.

Qu'elle ne dormirait pas. Que je n'aurais pas fait une nuit complète depuis 7 mois.

Que, parfois, souvent, je rêverais de cogner sa tête contre les barreaux du lit pour qu'elle se taise et me laisse dormir.

Que je passerais mon temps à osciller entre la haine et l'amour. Entre les larmes et les rires.

Que je l'insulterais pour ne pas le frapper. Que je crierais pour ne pas la tuer.

Que je serais à bout, épuisée, fatiguée et tout ça très, trop, rapidement.

Que lorsqu'elle serait là, je rêverais qu'elle dorme et quand elle dormirait, je resterais là, à côté du lit, à la regarder dormir.

Qu'elle me manquerait alors même qu'elle est encore avec moi.

Que je serais complètement émerveillée de ses progrès alors même que j'avais dit que la prériode mons de un an ne m'intéressait pas.

Que je lui achèterais pleins de fringues. Les fringues que je ne peux pas m'acheter (rapport aux kilos en trop t'as vu).

Qu'on la laisserait pleurer. 2 fois. Qu'on se flagèllerait pour ça, qu'on culpabiliserait et qu'on en pleurerait.

Que j'aimerais l'odeur de son haleine. De son vomi et même de son caca !

Que je mettrais un casque pour ne plus l'entendre pleurer mais que je ne mettrais pas la musique trop fort pour l'entendre quand même un peu. Juste pour être sûre.

Que je m'en assècherais les yeux à la regarder de peur de louper une seule micro seconde avec elle !

Que je m'excuserais un milliard de fois d'être méchante, violente, épuisée. D'être mère, sa mère.

Que j'en pleurerais de ne pas la voir dormir. Que je m'inquiéterais de la voir trop dormir...

 

Aurais-je quand même fait un enfant ? Je crois, oui. Sur le coup, l'envie est si forte et on connait tous une amie dont l'enfant fait des nuits de 12h depuis son premier mois. Est-ce que je regrette ? Oui. Parfois. Pas trop mais de temps en temps, quand même. 7 mois sans avoir dormi plus de 5h de suite ça vous change une personne. Je me pensais plus forte que ça, je pensais l'amour que je porte à mon bébé plus fort que ça. Mais non. Je suis humaine, vous êtes humains alors arrêtons de culpabiliser. S'excuser ? Oui. S'en ronger les ongles sur la probable implication de nos actes sur son soi futur ? Non. Ce qui est fait est fait, allons de l'avant, trouvons des solutions et aimons nos enfants comme on peut. Parfois dans les larmes, souvent dans les rires et toujours dans les bras l'un de l'autre.

Je t'aime bébé Fluffy. Je ne te le dis peut-être pas assez mais je n'en pense pas moins.

 

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Au départ !

 

Dimanche dernier, j'ai eu envie de mettre mon corps au défi (sûrement inspirée par la nouvelle saison de Koh Lanta). Mais, plus que mon corps, c'était une partie bien précise de celui-ci que j'avais dans le colimateur : mon périnée.

 Ça va faire plus d'un mois que j'ai terminé les séances avec ma physiothérapeute donc, dans la théorie, ça fait plus d'un mois que je peux reprendre toutes les activités que je faisais avant ma grossesse. En théorie, parce qu'en pratique, quand je fais des jumping jack, je mets toujours ma main entre mes jambes pour m'empêcher de faire pipi (très pratique, vous l'avouerez). Quand je dois sauter, je retiens mes mouvements au cas où tous mes organes auraient décidé de s'enfuir de mon corps (c'est physiquement pas possible mais quand même !). Bref, mon corps était prêt mais ma tête non. Et j'ai décidé que ça ne serait plus le cas.

J'ai enfilé au pied-de-biche mes anciennes affaires de sport, -6° alors on déconne pas trop, hein : écharpe, gants et sous-vêtements en polaire. J'ai chaussé mes Asics que mon mec m'a offert au tout début de ma grossesse à New York en lui promettant "Si ! Si ! Je continuerais la course, même enceinte !" (vous me permettez un petit lolilolage ?) et j'ai fermé la porte derrière moi, scellant mon destin du même coup.

Bon, on ne s'emballe pas, j'ai couru à peine 30 minutes, j'y ai laissé mes poumons dans l'bordel et deux jours après je tentais encore de m'en remettre. Mais, j'ai couru ! Enfin, après 1 an et 3 mois, j'ai putain de couru sa mère ! (Bonus, entre dimanche et aujourd'hui, j'ai couru avec notre nouvelle poussette jogger de Graco et c'était pas mal cool ! Je faisais des bruit de pneus qui crissent dans les tournants et de moteur qui gronde dans les lignes droites et mademoiselle Fluffy avait le sourire jusqu'aux oreilles. Les gens me prenaient pour une dingue mais ça, ça change pas beaucoup de d'habitude :p)

Je ne saurais comment décrire ça mais quand j'ai allumé mon portable sur la liste de musiques que j'écoutais quand je courais encore, une nostalgie s'est emparée de moi. Mais une nostalgie qui m'a fait sourire plus que pleurer. Ça m'a donné des ailes et j'ai commencé la course sur les chapeaux de roues en faisant des sauts de biches. Ce qui qui explique sûrement la perte des poumons sur le trajet, maintenant que j'y pense. C'était vraiment une sensation bizarre et, alors que j'ai re-couru entre-temps bah.. Ça me fait la même chose. En moins fort mais, dès que j'allume mon mp3, les souvenirs des courses remontent à la surface.

Je ne sais pas quand ça va s'estomper, je ne sais même si j'en ai envie mais je suppose que ce n'est pas moi qui décide. J'espère me recréer de nouveau souvenirs, faire de nouvelles courses ou refaire les anciennes, courir dans le noir, le soir d'halloween avec ma sœur, courir sous la pluie, sur la neige, dans le vent, courir pleine de peinture pour la Color and Run, bref, j'ai envie de prendre ce nouveau départ avec le sourire et de ne pas m'arrêter cette fois. Alors, tu cours avec moi ?

 

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